---
title: "De la gestion d’actifs à Quarzo Life : pourquoi j’ai quitté la gestion de 58 milliards d’euros pour recoder l’infrastructure de l’assurance-vie"
seoTitle: "Gestion d’actifs : pourquoi recoder l’assurance-vie"
description: "Après AD Gestion et BPCE Assurances, Ferréol Robert explique pourquoi il reconstruit l’infrastructure de l’assurance-vie avec Quarzo Life."
excerpt: "J’ai commencé mon parcours professionnel avec une double formation en ingénierie et en finance de marché, à l’INPG puis à Paris Dauphine. Ces disciplines m’ont appris à regarder un même problème sous deux angles : sa logique économique et les outils nécessaires pour le traiter. Après avoir évolué dans la gestion d’actifs institutionnels chez AD Gestion (groupe OFI Invest), puis chez BPCE Assurances, j’ai choisi de mettre cette double compétence au service d’un nouveau projet : construire une infrastructure d’assurance-vie à partir de zéro."
date: "2026-10-14"
lang: "fr"
category: "narrative"
author: "Ferréol Robert"
---

J’ai commencé mon parcours professionnel avec une double formation en ingénierie et en finance de marché, à l’INPG ENSIMAG puis à Paris Dauphine. Ces disciplines m’ont appris à regarder un même problème sous deux angles : sa logique économique et les outils nécessaires pour le traiter. Après avoir évolué dans la gestion d’actifs institutionnels chez AD Gestion (groupe OFI Invest), puis chez BPCE Assurances, j’ai choisi de mettre cette double compétence au service d’un nouveau projet : construire une infrastructure d’assurance-vie à partir de zéro.

## L’opacité de l’assurance-vie résulte en partie d’un défaut d’architecture logicielle

Pendant mon parcours chez AD Gestion, j’ai travaillé à l’intersection des marchés financiers et des contraintes techniques des opérations. Cette expérience m’a appris que la performance d’une organisation financière ne dépend pas seulement de ses décisions d’investissement, mais également des systèmes capables de les exécuter. En l’occurrence, mon expérience n’a cessé de m’exposer à une friction constante entre ce que les mathématiques exigeaient et ce que les systèmes logiciels permettaient.

Dans l’assurance-vie, cette articulation est particulièrement complexe. Les assureurs doivent gérer des contrats sur de longues périodes, intégrer différentes classes d’actifs et répondre à des exigences réglementaires élevées. Or les infrastructures historiques reposent souvent sur plusieurs générations de systèmes informatiques. Ajouter des interfaces modernes ou des API améliore l’expérience des distributeurs, sans nécessairement résoudre la fragmentation des processus sous-jacents.

## La séparation entre finance et informatique freine l’innovation

Chez BPCE Assurances, où j’ai dirigé les opérations pendant cinq ans, j’ai mesuré l’importance de cette double compréhension. Les équipes financières définissent les règles de gestion, tandis que les équipes informatiques développent les systèmes chargés de les appliquer. Lorsque ces deux univers communiquent difficilement, les opérations deviennent plus complexes et les évolutions prennent davantage de temps.

J’en ai tiré une conviction : certaines limites de l’assurance-vie ne peuvent pas être résolues uniquement par des améliorations successives. Elles nécessitent de repenser l’architecture sous-jacente. J’ai donc quitté la sécurité de ces milliards d’actifs sous gestion pour concevoir une infrastructure digital-native qui me permettait de coder les règles mathématiques de gestion de portefeuille directement dans le moteur de l’assurance-vie.

## Une infrastructure API-native transforme la transparence en propriété technique mesurable

Chez Quarzo Life, nous développons un Core Insurance System conçu dès l’origine pour intégrer les exigences d’interopérabilité et de fiabilité.

Notre approche repose sur deux principes complémentaires : l’Interoperability-by-design, qui facilite la connexion aux systèmes des distributeurs, et le Reliable-by-design, qui vise à rendre les opérations traçables, horodatées et réconciliables. Cette architecture se prolonge dans l’Integrated Distributor Experience (IDX™), permettant aux partenaires de conserver leurs outils tout en les connectant à notre infrastructure d’assurance. Elle contribue également à notre ambition de transparence sur les allocations et les rétrocommissions.

Après un parcours dans la gestion d’actifs et les opérations d’assurance, je consacre désormais mon expertise à construire une infrastructure mieux adaptée aux besoins des distributeurs.
