Demande d’agrément de société d’assurance en cours d’instruction auprès de l’ACPR.

Gestion de patrimoine et InsurTech : pourquoi l’interopérabilité devient essentielle

· Ferréol Robert

Cofondateur de Quarzo Life, ingénieur diplômé de l’INPG ENSIMAG et ancien responsable de la partie obligataire du fonds Euro chez BPCE Assurances, j’ai pu depuis 23 ans m’appuyer sur une double compétence financière et technique pour aborder la convergence entre assurance vie et technologie. J’en ai tiré une conviction : moderniser l’assurance-vie ne consiste pas uniquement à améliorer les interfaces, mais à repenser l’architecture informatique qui permet aux différents acteurs de travailler ensemble.

Une difficulté quotidienne pour les distributeurs

La séparation entre la gestion d’actifs et le back-office peut créer des frictions importantes. Lors de mon passage comme gérant de portefeuille chez AD Gestion (groupe Ofi Invest), j’ai été confronté à la nécessité de concilier les objectifs de performance avec les contraintes opérationnelles des institutions financières.

Un gérant de portefeuille peut concevoir une stratégie d’investissement complexe, mais son exécution dépend ensuite de plusieurs systèmes informatiques, parfois développés à des époques différentes. Un parcours de souscription peut ainsi être numérique alors que, derrière l’interface, certaines informations continuent de circuler entre plusieurs systèmes ou nécessitent des interventions manuelles. Pour un conseiller, le problème est moins de savoir quelle technologie se trouve derrière chaque application que de pouvoir suivre une opération, retrouver une information fiable et limiter les échanges inutiles.

La double compétence technique et financière permet de rapprocher les deux univers

Un système informatique efficace doit traduire fidèlement les besoins financiers et opérationnels auxquels il répond. Or les professionnels de la finance et les équipes techniques ne raisonnent pas toujours avec les mêmes outils ni les mêmes contraintes. Ma double formation ingénieur et finance a été déterminante dans mon parcours pour aborder conjointement ces deux dimensions.

Ainsi, chez BPCE Assurances, j’ai pu mesurer à quel point la qualité de cette articulation influence l’efficacité des processus, entre les équipes financières qui définissent les règles, et les équipes informatiques, qui doivent ensuite les traduire dans des systèmes fiables. Lorsque ces deux dimensions sont pensées séparément, les difficultés résultent donc d’une architecture qui multiplie les interfaces, les échanges et les contrôles manuels.

L’architecture numérique native de Quarzo Life rapproche les systèmes financiers et assurantiels

Chez Quarzo Life, nous développons une infrastructure d’assurance-vie dont le Core Insurance System constitue le socle technologique. L’objectif est de permettre aux partenaires de distribution de connecter leurs propres interfaces et parcours à cette infrastructure, notamment par des API et des mécanismes de notification adaptés. Cette approche d’Interoperability-by-design permet de faciliter l’intégration dès la conception.

Cette approche se traduit, côté distributeur, par notre vision de l’Integrated Distributor Experience (IDX™) : permettre aux gestionnaires de patrimoine, banques privées et fintechs de conserver la maîtrise de leur environnement tout en s’appuyant sur une infrastructure d’assurance conçue pour s’y intégrer.