Demande d’agrément de société d’assurance en cours d’instruction auprès de l’ACPR.

Repenser le système d’exploitation de l’assurance-vie pour le XXIe siècle

· Alexandre Peisse

Les limites d’une modernisation par couches successives

L’innovation dans l’assurance-vie est souvent abordée sous l’angle des produits financiers ou de l’expérience client. Pourtant, une partie importante des difficultés rencontrées par les distributeurs trouve son origine dans les systèmes informatiques qui assurent la gestion des contrats et des opérations.

Lorsque j’ai découvert le secteur de l’assurance, après plusieurs années consacrées au conseil et au Private Equity, j’ai été frappé par la complexité de certaines infrastructures. Les systèmes historiques remplissent des fonctions essentielles, mais leur évolution peut être difficile. Au fil du temps, de nouvelles applications, interfaces et procédures viennent s’ajouter aux outils existants. Cette accumulation peut fragmenter les données et multiplier les opérations manuelles.

Une interface moderne ne suffit donc pas nécessairement à simplifier le fonctionnement de l’assurance-vie si les processus sous-jacents restent inchangés.

Le Core Insurance System comme socle de transformation

Dans ce contexte, je considère que l’innovation doit également porter sur le cœur du système assurantiel. Le marché de l’assurance a besoin d’un Core Insurance System, c’est-à-dire d’une infrastructure centrale chargée de gérer les contrats, les opérations et les informations associées. Sa conception conditionne notamment la capacité d’un assureur à intégrer de nouveaux produits, à échanger avec ses partenaires et à assurer le suivi de ses activités.

Une architecture API-native permet de concevoir ces échanges directement dans le fonctionnement du système, plutôt que de dépendre uniquement d’interfaces ajoutées progressivement. Pour les distributeurs, l’enjeu est concret : pouvoir retrouver une information fiable, suivre l’état d’une opération ou transmettre une instruction depuis leurs propres outils, sans multiplier les connexions à différents portails.

Une infrastructure adaptée à une architecture d’investissement ouverte

La modernisation du système d’assurance-vie concerne également les actifs qu’il doit administrer. Les ETF, les produits structurés et les fonds de Private Equity présentent des caractéristiques opérationnelles différentes. Une infrastructure moderne doit pouvoir prendre en compte cette diversité, notamment en matière de valorisation, de liquidité et de traitement des transactions.

Chez Quarzo Life, nous développons un système d’exploitation Digital-native autour d’un Core Insurance System conçu dès l’origine pour l’interopérabilité, permettant aux distributeurs un accès fluide aux actifs. La transparence est aussi au centre de notre système puisque chaque euro peut être tracé, la transparence des frais devenant ainsi automatique.

La technologie ne remplace pas la rigueur assurantielle

Construire une infrastructure nouvelle ne supprime ni la complexité du métier d’assureur ni ses responsabilités réglementaires. La protection des assurés, la sécurité des données, la maîtrise des risques et la continuité des opérations restent des exigences fondamentales. Une architecture ouverte doit les intégrer, sans les traiter comme des contraintes secondaires.

Avec Ferréol Robert, nous avons choisi de construire Quarzo Life autour de cette conviction : les distributeurs ont besoin d’une infrastructure capable de faciliter leurs opérations tout en répondant aux exigences propres à l’assurance-vie. L’objectif n’est pas uniquement de moderniser l’interface de l’assurance, mais de faire évoluer les fondations qui rendent cette modernisation possible.